07 avril 2014

Bienfait de la sauge

Sauge

Salvia Offic­i­nalis
Herbe sacrée, Thé d’Europe, Thé de Provence, Thé de Grèce
Lami­aceae

 

La sauge jouis­sait déjà chez nos ancêtres d’un pres­tige cer­tain. L’Ecole de Salerne a escorté la sauge, après Sainte Hilde­garde, de cet axiome édi­fi­ant: «Pourquoi mour­rait l’homme dans le jardin de qui pousse la sauge, si ce n’est qu’il n’existe aucun remède con­tre le pou­voir de la mort».

Le seul nom reflète la répu­ta­tion que les hommes ont accordée depuis tou­jours à cette plante médic­i­nale, Salvia est dérivé du latin sal­vare (soigner, sauver).

La tisane de sauge, bue fréquem­ment, for­ti­fie tout le corps, prévient les attaques d’apoplexie et a une action très pos­i­tive en cas de paralysie.

En cas de sueurs noc­turnes, c’est la seule plante avec la lavande, qui peut pro­curer un soulage­ment. Elle guérit la mal­adie à la base des sueurs noc­turnes et guérit grâce à ses pro­priétés toniques, le grand état de faib­lesse accom­pa­g­nant ce trouble.

La sauge est sou­veraine en cas de cram­pes, de mal­adies de la moelle épinière, de mal­adies des glan­des et égale­ment de trem­ble­ment des mem­bres. Pour soigner ces mal­adies, on boit deux tasses répar­ties par gorgées, pen­dant la journée.

La tisane a égale­ment une excel­lente action sur le foie malade, sup­prime les bal­lon­nements et les autres trou­bles liés aux mal­adies hépatiques.

Elle a une action dépu­ra­tive, aide à dégager les mucosités des voies res­pi­ra­toires et de l’estomac, remédie au manque d’appétit et soigne les trou­bles intestin­aux et les diarrhées.

Pour soigner les piqûres d’insectes, on fait des com­presses de feuilles de sauge broyées.

En usage externe, la tisane de sauge est par­ti­c­ulière­ment recom­mandée en cas d’angines, de maux de gorge, de for­ma­tion de pus dans les dents, de pharyn­gite et d’inflammation de la cav­ité buccale.

Beau­coup d’enfants et d’adultes auraient évité une opéra­tion des amyg­dales s’ils avaient util­isé à temps de la sauge. Lorsque les amyg­dales ont été enlevées, elles qui en tant que police du corps, arrê­tent et trans­for­ment les sub­stances tox­iques, ces dernières parvi­en­nent directe­ment aux reins.

Une infu­sion de sauge est égale­ment utile en cas de dents bran­lantes et saig­nantes, de déchausse­ment des dents et de tumeurs gin­gi­vales. On fait alors des gar­garismes où l’on place des tam­pons d’ouate imbibée de tisane sur les par­ties malades

Chez les per­son­nes irri­ta­bles et les femmes souf­frant de mal­adies du bas-​ventre, un bain de siège à la sauge serait bon de temps en temps.

 

Par­ties utilisées

Feuille, som­mité fleurie, huile essentielle

 

Récolte

  • Feuilles au print­emps juste avant la flo­rai­son (mai, juin) et à l’automne. Comme la plante pro­duit des huiles éthérées pen­dant les jours chauds et ensoleil­lés, les feuilles ne sont cueil­lies que par journées ensoleil­lées, si pos­si­ble à l’heure de midi, et elles sont séchées à l’ombre
  • Som­mités fleuries : au moment de la floraison

 

Orig­ines

Lieux secs et arides des régions méditer­ranéennes de l’Europe, cul­tivée çà et là pour les besoins de l’herboristerie

 

Pro­priétés en usage externe

Astringeant, cica­trisant, anti­sep­tique, tonique, antirhu­ma­tismal (bains)

 

Pro­priétés en usage interne

  • Choléré­tique
  • Anti­su­do­rale : l’Huile Essen­tielle paral­yse les ter­mi­naisons nerveuses périphériques des glan­des sudoripares
  • Anti­spas­mod­ique : l’eau sat­urée d’huile essen­tielle est un spas­moly­tique neu­rotrope inhibant expéri­men­tale­ment le spasme acétyl­cholin­ique du duodénum du rat
  • Emmé­n­a­gogue : Huile Essentielle
  • Hypo­gly­cémi­ant
  • Stim­u­lant oestrogènique, favorise la con­cep­tion, antilaiteux
  • Sym­pa­th­omimé­tique et vagolytique
  • Tonique, stim­u­lant général (exci­tant nervin et des cortico-​surrénales)
  • Equi­li­brant du vago-​sympathique et nervin
  • Apéri­tif, stomachique
  • Bac­té­ri­cide, antiviral
  • Dépu­ratif, diurétique
  • Hyper­tenseur

 

Appli­ca­tions

 

usage interne

  • relève les forces de l’organisme tout entier, indiqué pour toutes les infir­mités: organes diges­tifs, hépatisme, affec­tions uri­naires, pul­monaires, pleurales
  • stim­u­lant: Infu­sion (5g de feuilles/​l, 15 mm; et vin de sauge (80g de feuilles/​l, macéra­tion 8 jours), 1 à 3 cuil­lèrées à soupe après les repas
  • asthénies (con­va­les­cences…), neurasthénie
  • dys­pep­sies par atonie gastro-​intestinale, diges­tions lentes, inappétence
  • affec­tions nerveuses : trem­ble­ments, ver­tiges, paralysies
  • apoplexie
  • bron­chites chroniques, asthme
  • sueurs noc­turnes des tuber­culeux et des con­va­les­cents, sueurs pro­fuses des mains, aisselles
  • adénites, lym­phatisme, fièvres intermittentes
  • diurèse insuff­isante
  • hypo­ten­tion
  • régu­la­teur des règles insuff­isantes, dys­mén­or­rhées, ménopause, stéril­ité, pré­pa­ra­tion à l’accouchement, et fait tarir la lactation
  • diar­rhées (des tuber­culeux et des nourrissons)
  • can­cérose
  • infu­sion : 20g de feuilles+fleurs pour 1L d’eau bouil­lante. Infuser 10mn. 3 tasses par jour
  • Tein­ture : 30 à 40 gouttes 2 fois par jour dans un peu d’eau chaude
  • Extrait flu­ide de sauge sta­bil­isée : 1 càc dans une infu­sion de mélisse, le soir, comme équili­brant nervin et con­tre les sueurs
  • essence : 2 à 4 gouttes, 2 fois par jour, en solu­tion alcoolique
  • poudre 1 à 4g par jour
  • Vin stim­u­lant : Laisser macérer une semaine 80g de feuilles de sauge dans 1L de vin (rouge ou blanc). 1 à 3 càs après les repas. Recom­mandé par H Leclerc aux asthéniques, sur­menés physiques et intel­lectuels, neurasthéniques, dys­tonique neuro-​végétatifs, dans les suites des mal­adies pro­longées (égale­ment con­tre les fièvres intermittentes)
  • en attouche­ments con­tre les aphtes
  • Potion anti­su­do­rale : extrait flu­ide de sauge sta­bil­isée 50g + sirop de fleurs d’oranger30g + eau qsp 150ml – 1 càs au coucher (tuber­cu­lose, ménopause)
  • L’aïgo bouido com­prend une infu­sion d’une douzaine de feuilles de sauge pour 2Ld’eau, du sel, de l’ail et 100g d’huile d’olive. On fait bouil­lir 10mn et on verse sur des tranches de pains
  • Vinai­gre à la sauge : rem­plir de fleurs de sauges des près, une bouteille jusqu’au goulot, mais sans forcer, verser du vinai­gre naturel par dessus, recou­vrant ainsi les fleurs et laisser la bouteille reposer au soleil ou près d’une source de chaleur pen­dant 14 jours

 

usage externe

  • leu­c­or­rhées (injec­tions vaginales)
  • aphtes, stom­atites, angines, laryn­gites, névral­gies dentaires
  • asthme
  • plaies atones, ulcères
  • der­matoses, eczémas
  • débil­ité infan­tile, rachitisme, scrofulose
  • alopé­cie
  • piqûres de guêpes, d’insectes
  • anti­su­do­ral : Tein­ture au 1/​5 dans l’alcool à 60°, 2 gouttes avant le moment pré­sumé d’apparition des sueurs, ou extrait Flu­ide sta­bil­isé : 1 cc le soir au coucher
  • sup­pos­i­toires emme­na­gogues : extrait flu­ide de sauge sta­bil­isée 0,25g + onguent pop­uleum 1g + beurre de cacao 3g + cire blanche qsp 1 suppo. 1 ou 2 par jour (amén­or­rhées, dys­mén­or­rhées, stérilité)
  • Décoc­tion : 1 poignée de fleurs+feuilles pour 1L d’eau. Bouil­lir 10mn en bains de bouche (aphtes, stom­atites, ulcéra­tions de la bouche), en injec­tions vagi­nales (leu­c­or­rhées), en com­presses sur ulcères de jambe, plaies atones, der­matoses, eczémas
  • Bains de siège : met­tre à macérer 4 poignées bom­bées de feuilles pen­dant la nuit dans de l’eau froide. Le lende­main, réchauf­fer le tout jusqu’à ébul­li­tion et verser l’extrait chaud dans l’eau du bain. L’eau du bain doit recou­vrir les reins. Réchauf­fée, l’eau du bain peut encore servir 2 fois
  • tein­ture et rhum en par­ties égales : en fric­tion dans les alopécies
  • Con­tres les piqûres d’insectes, de guêpes : appli­ca­tions de feuilles froissées
  • feuilles séchées, fumées (asthme)
  • Pour dés­in­fecter les locaux où des malades graves ont séjourné, brûler des feuilles de sauge sur des charbons

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24 février 2014

Vertu de la sauge

Vertu de la sauge

 

La sauge, sous arbuste vivace mentholé, fait partie de la famille des labiacées. On la cultive en Europe de l'Est, en Italie, en France, en Angleterre et en Amérique. Elle affectionne les sites ensoleillés et les sols bien drainés. Les Arabes l'appellent "langue de chameau" car ses feuilles sont longues et oblongues et recouvertes d'un duvet. Vert grisâtre, elles dégagent en outre un parfum très odorant. 
Selon les variétés - plus de 600 à travers le monde, aromatiques ou simplement ornementales - les fleurs, qui éclosent entre mai et juillet, arborent des teintes bleues, mauves, rouges ou blanches. L'espèce la plus couramment employée dans les gastronomies européennes est la salvia officinalis, sauge officinale.

 

La sauge est utilisée depuis longtemps pour ses vertus médicinales. Chez les Grecs, elle était déjà connue pour ses propriétés digestives et anti-infectieuses.
Dans les traditions amérindiennes, lors de la cérémonie de la fumée, on la brûle pour chasser les mauvais esprits, les mauvais sentiments. Elle est, enfin, indispensable au folklore provençal, où la tradition veut qu'on la récolte au petit matin de la Saint-Jean. "Couronnée" herbe royale par Charlemagne, la sauge fut introduite en Europe de l'Est et du Nord au Moyen Âge, puis en Amérique au 17ème siècle.

Dégustation

Choisissez-la bien fraîche d'une jolie couleur. S'il est préférable de la récolter avant sa floraison, il est toutefois possible de la cueillir tout au long de l'année.

Conservez-la dans un verre d'eau lorsqu'elle est fraîche. Vous pouvez la faire sécher, suspendue la tête en bas dans une pièce sombre et aérée. Elle se garde alors dans un bocal hermétique, à l'abri de la lumière.

Consommez-la de préférence séchée car ce sont des feuilles sèches que se dégagent les arômes les plus marqués. Celles-ci parfument à merveille les farces de volailles. 
Excellent stimulant de la digestion, n'hésitez pas à l'employer dans tous les plats riches. Ainsi, elle relève parfaitement l'agneau, le porc, la saucisse, les marinades et les omelettes. Les pâtés et les fromages profitent aussi de son agréable parfum frais et à peine camphré. En Italie, elle est mise en vedette dans de nombreuses préparations à base de veau, notamment la piccata et la saltimbocca. On la déguste aussi frite ou en beignet. Il est également possible de déchirer de jeunes feuilles de sauge fraîche sur une salade ou un plat de légumes. 

Essayez enfin la salvia elegans, cette espèce originale au goût d'ananas : à parsemer sur tous les desserts de fruits... Et la sauge aromatise fort bien les huiles et le vinaigre. Jadis, elle servait aussi souvent à aromatiser aussi le vin. 

Composition

Diterpènes et triterpènes, salvène, flavonoïdes, huile essentielle à thuyone, tanin.

Propriétés médicinales

Antiseptique, Antispasmodique, Antisudorale, Apéritive, Bactéricide, Calmante, Céphalique, Coronarienne, Digestive, Énergétique, Enraye la montée de lait, Diurétique léger, Emménagogue, Fébrifuge, Laxative, Fluidifiant sanguin, Stimule la mémoire, Tonique.
Selon un dicton provençal : "qui a de la sauge dans son jardin n'a pas besoin de médecin". Cette plante aromatique renferme en effet une huile essentielle dont les vertus bienfaitrices sont nombreuses. La sauge possède par exemple des propriétés antispasmodiques et stimulantes : c'est une précieuse alliée contre les déprimes passagères. Mentholée ou citronnée selon les espèces, elle parvient également à stimuler le système digestif.

Riche en oestrogènes (hormones féminines), elle permet de réguler une transpiration excessive. Cette action antisudorifique a été démontrée par des études datant des années 30. Aujourd'hui, on préconise son infusion pour résoudre les désordres dus à la ménopause (les bouffées de chaleur en particulier).

Par ailleurs, la sauge s'avère très efficace pour calmer les inflammations des muqueuses de la bouche, du nez et de la gorge ainsi que les infections des voies respiratoires. Inhalation et gargarisme permettent de bénéficier de ces actions antiseptiques. Enfin, associée à la rhubarbe, elle permet de combattre l'herpès labial. Selon une recherche publiée en 2001, une pommade contenant des extraits de sauge et de rhubarbe se révèle aussi efficace que le médicament conventionnel à base d'acyclovir. 


L'infusion de sauge : 

Elle se prépare avec 30 grammes de sauge sèche pour un litre d'eau. Laisser infuser un quart d'heure.
• Elle est remarquable pour traiter les sueurs nocturnes, les transpirations anormales, autant sur le plan des quantités que des odeurs. 
• Chez les patients atteints de maladies infectieuses, elle régulera la fièvre et aura une action tonique et stimulante. Elle est encore indiquée dans les fatigues persistantes, la paresse digestive, les troubles nerveux de type dépressifs. 
• Très précieuse dans le cadre de la péri ménopause, elle régularise les cycles, réduit les bouffées de chaleur et aide l'organisme à s'adapter aux bouleversements hormonaux. 
• Edulcorée avec du miel, elle soulage les asthmatiques, fluidifie les secrétions bronchiques, améliorant ainsi les symptômes dans les cas de bronchite aiguë et chronique. 
• Antiseptique et astringente, elle sera d'une aide précieuse pour le traitement des diarrhées. 

La décoction : 

Elle sert de base pour les gargarismes, les lotions, … 60 grammes de feuilles pour un litre d'eau. Porter à ébullition quelques minutes. On peut y ajouter un peu de vinaigre pour accroître son efficacité.

En gargarisme : 

elle est efficace contre les maux de gorge et les aphtes.

Usage externe : 

la sauge entre dans de nombreuses préparations traditionnelles pour son action antiseptique et fongicide. On peut également appliquer des feuilles fraîches sur des piqûres d'insecte par exemple. 

L'inhalation : 

jeter une poignée de sauge dans une casserole d'eau chaude. Respirer cette vapeur pendant 5 minutes en n'oubliant pas de vous couvrir la tête avec une grande serviette de bain. 

Tonique pour les cheveux :

Faire macérer pendant 8 jours:
- 50 g de feuilles de sauge
- 1/2 litre de vinaigre de cidre
Filtrer. Appliquer en friction sur le cuir chevelu après chaque shampooing.

Pour revitaliser les cheveux :

Laisser infuser une tête de sommité (fleurs et feuilles) ou 1 c. à s. de sauge séchée dans 125 ml d'eau bouillante pendant 10 minutes. Filtrer.
Utiliser comme eau de rinçage après chaque shampooing en massant bien le cuir chevelu avec les doigts.

Pour les peaux grasses :

Laisser infuser une tête de sommité (fleurs et feuilles) ou 1 c. à s. de sauge séchée dans 125 ml d'eau bouillante pendant 10 minutes. Filtrer et laisser refroidir. Verser sur un coton et appliquer sur le visage.

Le vin de sauge :

Faire macérer pendant huit jours 30 à 50 grammes de feuilles dans un litre de vin rouge ou blanc. Un petit verre à liqueur avant les repas pour la paresse digestive.

Le bain de sauge :

Cette recette sera précieuse pour les rhumatisants et pour traiter les problèmes de transpiration.
Faire bouillir durant dix minutes deux litres d'eau à laquelle on aura ajouté 100 grammes de feuilles ou de tiges fleuries de sauge. Filtrer et verser dans l'eau du bain.

Tout est dans le dosage

Tonique, elle permet également de remédier aux coups de fatigue qui accompagnent les premiers changements de saison. Mais tout est question de dosage, car la sauge est également un très bon calmant du système nerveux, spasmolytique et anti-convulsive. 

Une infusion de sauge à raison de 5 à 10 grammes par litre est calmante et somnifère, mais à raison de 20 à 50 grammes par litre, elle est au contraire tonifiante, stimulante, digestive et pulmonaire. 

Pour bénéficier de ses vertus antisudorales en cas de transpiration exagérée, de bouffées de chaleurs ou de transpirations abondantes des mains et des pieds, laissez infuser 10 minutes une cuillère à café de plante sèche pour cent cinquante millilitre d’eau bouillante. Filtrer et boire trois à quatre tasses par jour. Pour les suées d’endormissement, boire une tasse avant de se coucher.

Précautions d’usage

La sauge est l’exemple type de la plante pleine de vertus bénéfiques qui peut faire du mal. Les feuilles fraîches de la sauge et son huile essentielle contiennent une substance épileptisante et neurotoxique, le thuyone. La même substance toxique contenue dans l’absinthe et dont la boisson, au début du siècle était réputée rendre fou. C’est pourquoi il est préférable d’utiliser des feuilles séchées qui n’ont plus de substance toxique active et de ne pas prendre de sauge en cure prolongée. 

ATTENTION : TOXIQUE à haute dose ou à long terme à cause de ses fortes propriétés antiseptiques - en particulier sous forme d'huile essentielle.

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